La pratique de zazen

La voie du zen prend appui sur la méditation.

S'asseoir droit, immobile et silencieux

Sans refuser ni quémander quoique ce soit,

L'esprit vaste.

Shunryû Suzuki

Le zen est une expérience personnelle fondée sur l'assise silencieuse.

 

Shikantaza s’asseoir tout simplement.

 

Zazen est la posture de méditation assise de la pratique du bouddhisme zen.

 

Pour pratiquer zazen, on s'assoit sur un zafu en croisant les jambes de manière que les genoux touchent le sol lorsque le bassin est bien basculé vers l'avant.

A partir de la taille, on étire la colonne vertébrale et la nuque comme pour pousser le ciel avec le sommet de la tête.

Le menton est rentré et les épaules relâchées.

Le regard est posé devant soi sur le sol sans fixer un point particulier.

Le visage est détendu ainsi que les mâchoires. La bouche est fermée et la pointe de la langue est placée contre le palais juste derrière les incisives.

La main gauche est dans la main droite, pouces horizontaux et tranchant des mains en contact avec le bas-ventre.

On inspire et expire calmement par le nez et on laisse passer les pensées ainsi que toutes les sensations et perceptions. Ainsi l'esprit reste concentré mais ne stagne sur rien. Il reste réceptif à ce qui apparaît sans saisir ni rejeter quoi que ce soit. Ainsi on retrouve une grande liberté intérieure.

L'esprit qui sépare et discrimine est abandonné et notre unité originelle avec tous les êtres est retrouvée. 

 

    Bibliographie

 

     Roland Rech, manuel de méditation zen, le Relié, 2014.

     Jacques Brosse, Satori : dix ans d'expérience avec un maître Zen, Albin Michel, 1984

     Maître Dogen et Taïsen Deshimaru, Le Trésor du Zen, Albin Michel, 2003.

     Eric Rommeluère, les bouddhas naissent dans le feu, Seuil, 2007.

     Alexandre Jollien, Vivre sans pourquoi, Seuil.

     Gérard Pilet, Suivre la voie du bodhisattva, Kan Jizai.

     Shunryo Suzuki et Eric Rommeluère, Libre de soi, libre de tout, 2013.

     Shunryu Suzuki, Esprit zen, esprit neuf, Seuil, 1977.

     Dogen, Fukanzazengi, 1227.

     Taisen Deshimaru, Vrai zen, Le Courrier du Livre, 1969.

     Jacques Brosse, Pratique du zen vivant, Albin Michel, 2007.



Pratiquer zazen, c’est demeurer silencieux et assis en posture de lotus, dans la position de l’éveil du Bouddha. La qualité de la pratique dépend de la compréhension de chacun. C’est avant tout, pour nous, la réalisation immédiate de l’Eveil bouddhique.

Ce n’est pas une recherche progressive, mais la contemplation et l’expérience directe de la réalité comme elle se présente. Cette réalité est le fruit de nos représentations, de nos affects, et de tout ce qui conditionne notre relation au monde, conçu comme une unité non duelle.

La pratique et l’étude des enseignements conduisent le méditant à revisiter ses conceptions et à s’ouvrir à une expérience apaisée et non égotique des phénomènes. Ils apparaissent alors tels qu’ils sont : la manifestation immanente, sans essence et sans support de l’esprit universel : le Dharma. A chaque instant de la méditation, l’attention non intentionnelle s’épanouit, laissant advenir un climat de douceur, de confiance et de détachement, propice à l’émergence de Prajna, la sagesse transcendante.
La méditation zen est la mise en acte du retournement de soi, propice à la réalisation de l’esprit d’éveil qui œuvre à la délivrance de chaque être humain.